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lundi 26 janvier 2009

On l'appelle Ni-co-ti-ne...


J'ai écrasé hier... Pas parce que j'aime les pubs «jche t'aime» (elles m'agassent...) ni que je suis du genre à m'arranger pour faire les choses en même temps que tout le monde. Non, je suis dans le processus depuis plusieurs semaines quand j'ai acheté des patches. Je profitais de cette période relativement calme pour arrêter. L'habitude du tabac recommençait à me fatiguer...

Non hier, ça a juste adonné que je terminais un livre qui traînait pourtant depuis longtemps dans nos affaires: La méthode simple pour arrêter de fumer de Allen Carr.

Ce livre est une expérience assez fascinante...

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3 commentaires:

stephane a dit…

Pas facile d'arrêter de fumer. Pour ma part, je l'ai fait. C'est possible et c'est mieux après.

Jonathan Livingston a dit…

Bonjour Stéphane,

Merci pour tes encouragements. Ce n'était pas le premier arrêt... Mais je découvre qu'en fait ce n'est pas non plus difficile! Pas plus difficile que de traverser un mauvais rhume... Mais bon, le truc est de transformer son impression d'«envie de fumée» en un le sevrage passe et c'est bientôt fini... Dire que je détruisais comme on me le suggérait les cigarettes... En ce moment, le tabac est là sous mes yeux et je n'y touche pas, je n'en veux pas...

Bref, c'est une question de point de vue et non de volonté. C'est ce qui m'a vraiment intéressé dans ce livre...

J'ai regardé tes capsules, c'est assez amusant...

clorjo a dit…

Arrêter ! non pas maintenant ! je ne suis pas prêt ! je ne le veux pas ! je ne le peux pas ! si c'est le bon moment ! Allez, c’est la dernière !
Pourtant, il FAUT arrêter, car c'est bien ce que tout le monde attend de nous, les fumeurs. Quelque part, c'est bien aussi ce que nous voudrions faire, même secrètement au pire, pour ne pas perdre la face.
Néanmoins, les publicités mielleuses « oui j’ai arrêté parce que jch’t’aime » sont en effet réellement irritantes. Il serait si facile d’arrêter parce que l’on aime un proche. A moins d’être ermite dans le Larzac avec ses chèvres, tout le monde aime quelqu’un, ne serait-ce que son chien ou ses chèvres. Ce message a une portée culpabilisante infernale, horrible. Il sous entend que tous les autres qui ne peuvent arrêter pour ceux qu’ils aiment sont d’une stupidité et d’une faiblesse ahurissante.
Je ne suis pas pour le tabac comme j’apprends à ne pas être contre. Je ne suis pas pour à cause de tout ce que je sais de lui. Mais je ne suis pas contre parce que toutes les années pendant lesquelles je me suis battue pour faire reconnaître mon « bon droit de fumeuse » n’a fait que me conforter dans la cigarette.
Ce genre de pub a le même effet.
Alors, je suis d’accord avec toi Jonathan, le problème du tabac est le lavage de cerveau. Une des raisons pour lesquelles les campagnes anti-tabac ne fonctionnent pas ou mal malgré les nombreuses restrictions, est bien que l’on nous baigne dans les mêmes critères : fumer ce n’est pas bon (on le savait) ; si vous n’arrêtez pas vous manquez de volonté (je vais t’en f… de ma volonté !) ; c’est juste un mauvais moment à passer (facile à dire !) ; penser à vos proches (vous me prenez pour un idiot !).

Pouvoir regarder un paquet de tabac sans tentation, être persuadé au fond de soi, intimement convaincu, que cette chose est finie, est la preuve que l’arrêt sera définitif. Ce n’est en effet plus de la volonté, c’est de l’évidence.