Les devoirs, l'agenda et absences
L'équipe travaille cette année sur un code de vie qui était peu fonctionnel ou applicable par les années passées. Bref, nous nous sommes tapés de longues heures en équipe en pédago. Mais parfois, ça vaut la peine.
Ici, les absences sont vraiment une problématique: certains jeunes ont une présence aléatoire. Cette situation a toujours eu cours, mais la direction veut vraiment remettre du tonus dans notre école pour augmenter le sérieux global de sa mission. Dans les régions, je vais dire cela comme ça, dans certains milieux particuliers, l'école obtient de fait peu de résultats, très peu de cégepiens, et quand il y en a, ils ne font pas long feu. Pourtant, les jeunes ne sont pas cons. L'an dernier, j'ai trouvé des parades pour vivre avec la réalité, mais quelque chose en moi se disait comment peut-on y arriver quand constamment des jeunes se poussent deux semaines et, quand ils reviennent, l'autre moitié fait de même pour laisser les premiers rattraper ce qu'ils ont manqué.
Les jeunes ici au secondaire n'ont pas de devoirs, pas de sacs d'école, ne gèrent pas d'agenda qu'ils foutent à la poubelle peu après la distribution. Ils ne gèrent même pas un coffre à crayon, c'est dire... J'ai un panier que je dois remplir de crayons à mine et je passe quelques bonnes minutes à couper des gommes à effacer qui disparaissent dans le temps de le dire. Évidemment, on a peur de les laisser sortir les manuels à 50 $ et on ne le fait pas!
Évidemment, dans ce «Summerhill» idyllique, moi, je ne m'étonne même pas que les jeunes ne puissent espérer tenir plus d'une session dans un cégep.
Ben, cette année, un changement de culture se prépare: pour les absences, après une journée ou l'équivalent, kit de rattrapage scolaire à faire en deux jours hors classe; après trois jours, retour à l'école avec les parents et rencontre du jeune avec les profs avant réintégration dans la classe. Cette mesure va fesser! Là, c'est tout un changement!
Ma collègue qui profite du thème de l'autonomie en ECR est en train de préparer un agenda porte-documents pour les devoirs en sec. 1 en tout cas. On a commencé cette semaine à donner des devoirs.
On serait les premiers profs à en donner depuis des années, même si la direction le demandait. Les régions n'ont pas beaucoup de choix...
Lentement, mais sûrement, le train avance. Le prochain tournant risque d'être chaud!
dimanche 25 septembre 2011
samedi 24 septembre 2011
Dictée ouverte et le TAC
J'ai remis la dictée au menu cette année. J'en fais une au moins toutes les deux semaines. L'an dernier, j'ai vraiment trouvé que mes jeunes manquaient d'outils de révision de leur texte et laissaient encore tellement d'erreurs inutiles dans leur copie. Il ne savaient pas gérer la correction de brouillon. La dictée m'est apparue un bon moyen de mettre en place l'enseignement d'une technique d'autocorrection.
J'y ajoute une dimension nouvelle que j'ai trouvée dans un document glané dans le «stock» d'un conseiller pédagogique, qui avait été abandonné dans des locaux quand je travaillais aux adultes il y a deux ans en région.
Pour transférer des connaissances et même en acquérir
L'idée est simple: pendant la dictée, on n'a pas le droit de dire comment s'écrit un mot. Mais tous peuvent évoquer une règle de grammaire qui s'applique et même la formuler. Dans le document, cette forme de dictée portait un joli nom, mais faute de mémoire et par paresse de chercher si j'ai gardé le dit document, je la rebaptise: dictée ouverte.
J'avais trouvé l'idée intéressante qu'on en viennent à formuler verbalement des règles de grammaire pour les transférer dans l'écriture. A l'usage, les jeunes n'ont pas commencé à intervenir, je donne l'exemple pour le moment. Je vais peut-être à un moment, question de faire lever la sauce des interactions, attribuer des boni pour les interventions pertinentes.
Je vais même plus loin: déjà en circulant, je repère des fautes que beaucoup font et je peux me lancer dans une capsule d'enseignement pour régler des problèmes.
Et pour travailler des routines d'autocorrection: le TAC.
L'an dernier, une enseignante m'avait mis le document dans les mains. Je l'avais distribué aux élèves et leur avaient expliqué chaque niveau. Il s'agit d'une technique d'autocorrection (TAC) en 5 points qui auraient fait ses preuves dans un autre milieu d'enseignement. Je l'ai mis en onglet du blogue aussi où il apparait plus gros. Dans le rectangle-ampoule 100 Watts!, on doit comprendre que «sexai», par exemple, sont les lettres finales possibles dans l'accord du verbe avec le «je». C'est plutôt simple. Pas trop lourd, pas exhaustif, ça vise les points payants à enseigner ou à régler. Bref, c'est pas mal.
A l'usage, les jeunes ne s'en servaient pas vraiment. J'avoue que je n'avais pas été fort! Je me suis promis de mettre un peu plus de muscles cette année à cet enseignement qui m'est apparu une nécessité. Bref, en ce début d'année, on planche là-dessus. J'aime bien cette technique pour la raison commode qu'elle ne demande pas de couleurs comme dans bien des techniques similaires. Mais bon, rien n'empêche de laisser les jeunes faire à leur manière. Évidemment, faire écrire, euh exiger, tout à double interligne à vos jeunes sera un avantage indéniable pour permettre l'expression de cette nouvelle compétence à acquérir.
L'utilisation de la technique que j'enseigne est notée et même permet de faire presque autant de points que la dictée. Les plus vieux se sont bien essayés de ne pas la faire. Mais bon, moi, je suis le principe du train qui suit son chemin sans dévier, je ne m'obstine même pas, et je mets invariablement mes 0/20 en TAC, ce qui, dans le total, abîme pas mal la note des élèves, même parmi mes championnes un peu rebelles. Pour moi, les notes, c'est d'abord un moteur pour ma loco-motive! N'en déplaise aux idéalistes qui n'aiment pas les courbes normales (de Gauss), les notes ont le don de mobiliser. Je ne vais pas me priver d'un carburant si économique. Après deux stations, les passagers commencent à embarquer! Pour le moment, je ne corrige que les deux premières étapes, j'enseigne doucement la 3e qui est toujours optionnelle. De temps en temps, hors dictée, on se fait le TAC d'une phrase que j'ai délibérément amochée orthographiquement au tableau et dans les cahiers de dictée pour renforcer l'enseignement. C'est de l'enseignement explicite, collaboratif; les meilleures deviennent des alliées, j'ai l'impression que ça peut prendre des proportions cette histoire! On m'a dit que, dans l'école où ça a été lancée par une équipe de profs chevronnés, au bout de deux ans, les jeunes réclamaient leur tableau pour le cours d'histoire et que l'ensemble des élèves avaient significativement amélioré leur orthographe! Me semble qu'il faut que ça se sache!
Bon, les notes sont rattrapables. S'ils finissent par me faire leur TAC dans la correction, je leur donne tous leurs points de TAC. Je ne suis pas maniaque, je laisse passer des erreurs, je laisse les jeunes personnaliser aussi, en autant que le jeune fait le travail avec l'outil.
Évidemment, le TAC est aussi obligatoire dans les rédactions! J'ai comme l'impression qu'avec tous ces «barbouillages», mes maniaques du caractère parfait sans tache, vont se mettre un peu plus aisément à la pratique du propre final!
Enfin, j'observe que les jeunes réalisent d'eux-mêmes qu'il trouve des fautes dans leurs copies et, tranquillement, il développe la connaissance de leurs classes de mot. Les noms deviennent une réalité pour tous en ce moment! L'adjectif aussi. Ah oui, j'impose aussi les «lunettes» d'accord du nom au singulier, même si sur l'exemple du TAC, elles ne sont pas faites, je me souviens de ma maladie de mettre des «s» partout quand j'étais jeune.
En fait, je commence à soupçonner que cet outil va devenir un point intégrateur fabuleux pour l'enseignement de la grammaire.
J'y ajoute une dimension nouvelle que j'ai trouvée dans un document glané dans le «stock» d'un conseiller pédagogique, qui avait été abandonné dans des locaux quand je travaillais aux adultes il y a deux ans en région.
Pour transférer des connaissances et même en acquérir
L'idée est simple: pendant la dictée, on n'a pas le droit de dire comment s'écrit un mot. Mais tous peuvent évoquer une règle de grammaire qui s'applique et même la formuler. Dans le document, cette forme de dictée portait un joli nom, mais faute de mémoire et par paresse de chercher si j'ai gardé le dit document, je la rebaptise: dictée ouverte.
J'avais trouvé l'idée intéressante qu'on en viennent à formuler verbalement des règles de grammaire pour les transférer dans l'écriture. A l'usage, les jeunes n'ont pas commencé à intervenir, je donne l'exemple pour le moment. Je vais peut-être à un moment, question de faire lever la sauce des interactions, attribuer des boni pour les interventions pertinentes.
Je vais même plus loin: déjà en circulant, je repère des fautes que beaucoup font et je peux me lancer dans une capsule d'enseignement pour régler des problèmes.
Et pour travailler des routines d'autocorrection: le TAC.
L'an dernier, une enseignante m'avait mis le document dans les mains. Je l'avais distribué aux élèves et leur avaient expliqué chaque niveau. Il s'agit d'une technique d'autocorrection (TAC) en 5 points qui auraient fait ses preuves dans un autre milieu d'enseignement. Je l'ai mis en onglet du blogue aussi où il apparait plus gros. Dans le rectangle-ampoule 100 Watts!, on doit comprendre que «sexai», par exemple, sont les lettres finales possibles dans l'accord du verbe avec le «je». C'est plutôt simple. Pas trop lourd, pas exhaustif, ça vise les points payants à enseigner ou à régler. Bref, c'est pas mal.
A l'usage, les jeunes ne s'en servaient pas vraiment. J'avoue que je n'avais pas été fort! Je me suis promis de mettre un peu plus de muscles cette année à cet enseignement qui m'est apparu une nécessité. Bref, en ce début d'année, on planche là-dessus. J'aime bien cette technique pour la raison commode qu'elle ne demande pas de couleurs comme dans bien des techniques similaires. Mais bon, rien n'empêche de laisser les jeunes faire à leur manière. Évidemment, faire écrire, euh exiger, tout à double interligne à vos jeunes sera un avantage indéniable pour permettre l'expression de cette nouvelle compétence à acquérir.
L'utilisation de la technique que j'enseigne est notée et même permet de faire presque autant de points que la dictée. Les plus vieux se sont bien essayés de ne pas la faire. Mais bon, moi, je suis le principe du train qui suit son chemin sans dévier, je ne m'obstine même pas, et je mets invariablement mes 0/20 en TAC, ce qui, dans le total, abîme pas mal la note des élèves, même parmi mes championnes un peu rebelles. Pour moi, les notes, c'est d'abord un moteur pour ma loco-motive! N'en déplaise aux idéalistes qui n'aiment pas les courbes normales (de Gauss), les notes ont le don de mobiliser. Je ne vais pas me priver d'un carburant si économique. Après deux stations, les passagers commencent à embarquer! Pour le moment, je ne corrige que les deux premières étapes, j'enseigne doucement la 3e qui est toujours optionnelle. De temps en temps, hors dictée, on se fait le TAC d'une phrase que j'ai délibérément amochée orthographiquement au tableau et dans les cahiers de dictée pour renforcer l'enseignement. C'est de l'enseignement explicite, collaboratif; les meilleures deviennent des alliées, j'ai l'impression que ça peut prendre des proportions cette histoire! On m'a dit que, dans l'école où ça a été lancée par une équipe de profs chevronnés, au bout de deux ans, les jeunes réclamaient leur tableau pour le cours d'histoire et que l'ensemble des élèves avaient significativement amélioré leur orthographe! Me semble qu'il faut que ça se sache!
Bon, les notes sont rattrapables. S'ils finissent par me faire leur TAC dans la correction, je leur donne tous leurs points de TAC. Je ne suis pas maniaque, je laisse passer des erreurs, je laisse les jeunes personnaliser aussi, en autant que le jeune fait le travail avec l'outil.
Évidemment, le TAC est aussi obligatoire dans les rédactions! J'ai comme l'impression qu'avec tous ces «barbouillages», mes maniaques du caractère parfait sans tache, vont se mettre un peu plus aisément à la pratique du propre final!
Enfin, j'observe que les jeunes réalisent d'eux-mêmes qu'il trouve des fautes dans leurs copies et, tranquillement, il développe la connaissance de leurs classes de mot. Les noms deviennent une réalité pour tous en ce moment! L'adjectif aussi. Ah oui, j'impose aussi les «lunettes» d'accord du nom au singulier, même si sur l'exemple du TAC, elles ne sont pas faites, je me souviens de ma maladie de mettre des «s» partout quand j'étais jeune.
En fait, je commence à soupçonner que cet outil va devenir un point intégrateur fabuleux pour l'enseignement de la grammaire.
vendredi 23 septembre 2011
Le trop, proche de la nausée, de l'école
Un petit texte qui est sur le feu depuis quelques jours. Je le publie puisqu'il est de circonstance, comme un «adon». Je remets le blogue en onde, suite à une discussion sur la grammaire chez le Professeur Masqué.
Quand j'ai le goût d'écrire sur ce blogue, c'est généralement pour tenter encore de parler d'un seul sujet. Un sujet que l'on escamote tout le temps, un sujet qui me semble même de l'ordre de l'inconscient refoulé du monde de l'éducation. Un sujet que je trouve critique: les visées de l'éducation et leur effet sur les jeunes.
Si je suis honnête avec ma propre histoire, si je ne maquille rien, si je déshabille ma honteuse jeunesse de n'avoir pas été aussi outillé intellectuellement que les adultes devant moi, je me souviens de mes tentatives de comprendre le monde et son fonctionnement et d'avoir pataugé dans celui des idées. Je me souviens aussi des tâches scolaires.
J'ai plutôt bien fonctionné à l'école. J'étais dans les rares à me débrouiller en physique de 4 et 5, par exemple. Mais je trouvais quand même ce monde des plus hermétique avec une impression étrange d'avoir à déchiffrer des hiéroglyphes sans préparation. Je m'accrochais aux mathématiques de la physique et ça me sauvait du néant. Autour de moi, j'en voyais beaucoup complètement dépassés. D'autres matières complémentaires me donnaient ce genre d'impressions bizarres: géo du Québec avec ses considérations économiques et politiques, sciences économiques en 5, pareil. Le monde était compliqué. J'avais en moi un repoussoir intérieur, un trop, proche de la nausée dans ces matières, mais bon je faisais mon effort et je m'en sortais. En math, tout m'était limpide, on avait construit un bon réseau de connaissances basées sur des routines qui peu à peu échafaudaient l'aisance de naviguer dans la complexité mathématique. En français, ça allait, on m'avait aussi bien entrainé pour les connaissances de la langue. J'avais fait les routines sans chigner. Je pouvais ouvrir une grammaire et apprendre par moi-même ce que je ne savais pas encore ou ce que j'avais oublié. J'avais du mal avec les lectures obligatoires, des histoires qui ne m'intéressaient pas encore. En histoire, on m'avait fait suivre une ligne du temps qui me donnait une image intérieure d'où venait le monde, j'avais des mots pour parler de différentes époques importantes, j'avais des trous aussi: le Moyen-Âge, la Renaissance, les guerres de religion, les Lumières, le monde contemporain, que j'ai saisi bien plus tard. De toute façon, aurais-je été outillé pour saisir les subtilités de ces apports historiques? J'avais une bonne idée de l'histoire du Canada et du Québec: une ligne du temps avec des dates repères. On ne m'avait pas demandé de comprendre, bien qu'on saupoudrait des explications à retenir, le pourquoi, la psychologie des hommes derrière tout ce temps si chargé d'histoires des hommes. A la fin de mon secondaire, je pouvais placer la plupart des pays du monde sur une carte. Je me surprends encore à découvrir des pays parfois nouveaux depuis, que je ne connaissais pas. Toujours à partir quelque part de cette première image.
Je me souviens qu'au Cégep seulement, j'ai commencé à devoir écrire maladroitement des réflexions bien plus compliquées dans les cours de sciences humaines et de philosophie. C'est là que mon appétit de comprendre a repris, je pensais devenir un homme, je voulais faire ma vie, changer le monde, je voulais comprendre ce monde si complexe, si déroutant. A l'université, j'ai continué ma quête, j'ai encore croisé des zones quasi inaccessibles, des défis de compréhension. J'ai appris à m'organiser, des méthodes de travail que j'ai forgées en tenant compte de ma personnalité. J'ai appris à jouer avec les concepts, avec les idées, à critiquer avec plus de muscles parce que je comprenais mieux certaines conneries humaines, car j'en voyais les erreurs, ou les problèmes.
Tout cela pour dire que le combat pour la compréhension des choses a été long et pourtant j'étais parmi les doués de mon époque, issu de la classe ouvrière mais avec un tempérament pour calmement faire l'école d'alors. Même après tout ce temps, le monde m'apparait souvent si complexe et déborde en moi.
Alors, quand je vois les attentes de l'école d'aujourd'hui encore plus chargées que celle de l'école d'hier, enfonçant la complexité aux jeunes en la leur présentant à des âges toujours plus jeunes en méprisant les bases qui m'avaient assuré une certaine prise sur cette complexité du monde, j'imagine la nausée du trop qui les submerge et je me dis qu'il n'est pas surprenant de les voir tant réagir et s'absenter mentalement ou physiquement de cette école qui ne respecte pas leur rythme d'appropriation des savoirs.
Quand j'ai le goût d'écrire sur ce blogue, c'est généralement pour tenter encore de parler d'un seul sujet. Un sujet que l'on escamote tout le temps, un sujet qui me semble même de l'ordre de l'inconscient refoulé du monde de l'éducation. Un sujet que je trouve critique: les visées de l'éducation et leur effet sur les jeunes.
Si je suis honnête avec ma propre histoire, si je ne maquille rien, si je déshabille ma honteuse jeunesse de n'avoir pas été aussi outillé intellectuellement que les adultes devant moi, je me souviens de mes tentatives de comprendre le monde et son fonctionnement et d'avoir pataugé dans celui des idées. Je me souviens aussi des tâches scolaires.
J'ai plutôt bien fonctionné à l'école. J'étais dans les rares à me débrouiller en physique de 4 et 5, par exemple. Mais je trouvais quand même ce monde des plus hermétique avec une impression étrange d'avoir à déchiffrer des hiéroglyphes sans préparation. Je m'accrochais aux mathématiques de la physique et ça me sauvait du néant. Autour de moi, j'en voyais beaucoup complètement dépassés. D'autres matières complémentaires me donnaient ce genre d'impressions bizarres: géo du Québec avec ses considérations économiques et politiques, sciences économiques en 5, pareil. Le monde était compliqué. J'avais en moi un repoussoir intérieur, un trop, proche de la nausée dans ces matières, mais bon je faisais mon effort et je m'en sortais. En math, tout m'était limpide, on avait construit un bon réseau de connaissances basées sur des routines qui peu à peu échafaudaient l'aisance de naviguer dans la complexité mathématique. En français, ça allait, on m'avait aussi bien entrainé pour les connaissances de la langue. J'avais fait les routines sans chigner. Je pouvais ouvrir une grammaire et apprendre par moi-même ce que je ne savais pas encore ou ce que j'avais oublié. J'avais du mal avec les lectures obligatoires, des histoires qui ne m'intéressaient pas encore. En histoire, on m'avait fait suivre une ligne du temps qui me donnait une image intérieure d'où venait le monde, j'avais des mots pour parler de différentes époques importantes, j'avais des trous aussi: le Moyen-Âge, la Renaissance, les guerres de religion, les Lumières, le monde contemporain, que j'ai saisi bien plus tard. De toute façon, aurais-je été outillé pour saisir les subtilités de ces apports historiques? J'avais une bonne idée de l'histoire du Canada et du Québec: une ligne du temps avec des dates repères. On ne m'avait pas demandé de comprendre, bien qu'on saupoudrait des explications à retenir, le pourquoi, la psychologie des hommes derrière tout ce temps si chargé d'histoires des hommes. A la fin de mon secondaire, je pouvais placer la plupart des pays du monde sur une carte. Je me surprends encore à découvrir des pays parfois nouveaux depuis, que je ne connaissais pas. Toujours à partir quelque part de cette première image.
Je me souviens qu'au Cégep seulement, j'ai commencé à devoir écrire maladroitement des réflexions bien plus compliquées dans les cours de sciences humaines et de philosophie. C'est là que mon appétit de comprendre a repris, je pensais devenir un homme, je voulais faire ma vie, changer le monde, je voulais comprendre ce monde si complexe, si déroutant. A l'université, j'ai continué ma quête, j'ai encore croisé des zones quasi inaccessibles, des défis de compréhension. J'ai appris à m'organiser, des méthodes de travail que j'ai forgées en tenant compte de ma personnalité. J'ai appris à jouer avec les concepts, avec les idées, à critiquer avec plus de muscles parce que je comprenais mieux certaines conneries humaines, car j'en voyais les erreurs, ou les problèmes.
Tout cela pour dire que le combat pour la compréhension des choses a été long et pourtant j'étais parmi les doués de mon époque, issu de la classe ouvrière mais avec un tempérament pour calmement faire l'école d'alors. Même après tout ce temps, le monde m'apparait souvent si complexe et déborde en moi.
Alors, quand je vois les attentes de l'école d'aujourd'hui encore plus chargées que celle de l'école d'hier, enfonçant la complexité aux jeunes en la leur présentant à des âges toujours plus jeunes en méprisant les bases qui m'avaient assuré une certaine prise sur cette complexité du monde, j'imagine la nausée du trop qui les submerge et je me dis qu'il n'est pas surprenant de les voir tant réagir et s'absenter mentalement ou physiquement de cette école qui ne respecte pas leur rythme d'appropriation des savoirs.
samedi 6 août 2011
dimanche 24 juillet 2011
Quelques outils qui peuvent faciliter la vie d'un prof de français qui s'adaptera au TBI
Si vous êtes comme moi un néophyte des options technologiques qui se profilent dans la vie de l'enseignant de l'avenir, peut-être trouverez-vous ici quelques pistes intéressantes de recherche et idées pour des outils pratiques.
En prévision d'entrer en rapport bientôt avec un tableau blanc interactif, je me suis lancé depuis quelques jours dans une exploration virtuelle des nouveautés technologiques. J'essaie de prendre de l'avance un peu dans le contexte particulier où je ne pourrais interagir avec ledit tableau avant d'entrer en poste dans quelques semaines.
Également, il faut dire que vivre dans certains coins reculés de la planète ne dispose pas trop à rencontrer sur son chemin les nouveautés sur le marché. En plus, quand on a Youtube bloqué, ça limite pas mal pour voir ce qui se passe sur la planète. J'ai vu ma première tablette genre Ipad ce printemps, bébelle probablement unique dans le village que notre expert informatique avait chez lui. J'ai vu là, pour la première fois, l'attrait des tablettes numériques et de leur fonction «touch». J'avais vu comme tout le monde dans le métro lors de passage dans la civilisation les nouveaux adeptes de la religion Ipod qui montrent en public un haut niveau d'interactivité avec leurs gros téléphones-ordinateurs, mais bon sans plus. J'avoue que la navigation dans des cartes géographiques notamment est de loin plus intéressantes et efficaces sur ces jouets.
Bref, un ami bien intentionné, m'a donné une copie de Notebook 10, le logiciel de Smart board, un logiciel pour travailler sur les TBI. J'ai eu la chance de sommairement voir ces tableaux en action, nos profs de maths-sciences qui en avaient cette année l'utilisaient. J'ai trouvé intéressant de pouvoir écrire sur ces grandes tablettes et d'enregistrer ainsi nos barbeaux. Mais voilà où se limitait disons mon introduction somme toute sommaire: en imaginer un certain potentiel. Là, j'ai été averti par la prof que je vais relayer dans cette nouvelle école qu'il y a un TBI dans la classe de français. Elle ne l'utilisait pas vraiment à ce que j'ai compris.
Je suis peut-être con un peu avec ces bébelles, mais pour le moment la copie Notebook que j'ai me montre surtout des activités pédagogiques assez sommaires, bien que fort attrayantes, surtout en anglais, avec des traductions partielles. Je n'ai vu rien de trop utilisable pour moi, là-dedans. Pour le moment, je n'ai pas l'élément interactif (TBI) en main pour voir vraiment comment ça marche et m'avancer. Comme dans tout, l'illusion du travail facile avec plein de trucs prêts à l'utilisation est vite dépassé. Non, il faut à mon sens apprendre à nager dans ce nouvel environnement avec efficacité pour spontanément et rapidement produire du matériel sans se casser la tête. Un ami m'a dit que, la première année, c'était bien du travail. Ok, mais mon idéal serait que ce soit aussi facile que de prendre ma craie sur le tableau noir et d'improviser, sinon plus avec l'avantage d'avoir rapidement du matériel en réserve affichable en quelques clics.
Bref, je suis parti naviguer avec un certain nombre de questions ou de préoccupations comme vous voyez.
Il me semble que ces tableaux sont souvent petits. En français, au secondaire, traiter de syntaxe de phrases complexes un peu longues ou vouloir montrer des extraits de textes lisibles au tableau demandera certainement quelques adaptations que je redoute un peu, il va sans dire, s'il faut me taper de taper des extraits et des phrases en prévision de mes cours. En effet, si on veut que cette phrase soit lisible, il lui faudra une certaine grosseur de caractère. Je m'attends donc à devoir réaménager du texte. J'ai déjà du matériel avec lequel je suis familier que je voudrai utiliser, il n'est pas évidemment toujours numérisé. Ensuite, comment préparer rapidement tout nouveau matériel? Bref, je recherche des outils pour me faciliter la tâche.
Comme chacun sait, on nous balance ces instruments dans nos classes et c'est, en gros, un peu partout la même chose, débrouillez-vous! On ne nous demande pas ce qu'on aurait besoin, et on n'anticipe pas trop non plus les difficultés.
Sur la grosseur des Tableaux interactifs
Bon, si les écoles y mettaient le prix, ils existent des grandeurs fort variables de Smartboard, Active-board, etc. Mais bon, la réalité étant ce qu'elle est, il faudra se contenter des kits de base qui ne font même pas la moitié d'un tableau noir traditionnel qu'on a déjà du mal à bien gérer avec nos exemples dans nos démonstrations. Je ne sais pas, mais l'effet tunnel du monde numérique, moi, qui a une bonne respiration dans l'espace et le visuel, ça me stresse toujours un peu.
Aussi, je vous donne cette piste sur laquelle, chers collègues de français qui appréhendez comme moi ce détail, il existe des TBI version mobile et, chose intéressante, plus flexibles en terme de grandeur. Et c'est en plus moins cher. Vous jetterez un coup d’œil à ce Tableau interactif e-Beams. Il peut faire une diagonale de 3,20 mètres. Il faudra certes faire peindre des murs blancs. Bon, j'ai vu de très grands écrans en 16/9 je ne sais plus où, mais bon je ne rêve pas trop. Les e-Beams vont bien s'intéresser à la chose un moment donné! Et la concurrence aussi... C'est un monde qui bouge vite. Quand on y pense, nos gouvernements vont mettre de l'argent dans un équipement qui sera vite dépassé...
Bref, quand on parlera de vous équiper en TBI, pensez à ce détail, peut-être pourrez-vous vous faire acheter un matériel plus adapté à vos besoins.
Numériser: les logiciels OCR (reconnaissance optique de caractères)
Bon, je savais vaguement qu'on pouvait numériser des documents et les rendre transformable avec des logiciels de reconnaissance de l'écriture. Mais bon, à chaque fois que je me suis lancé là-dedans pour trouver une solution, je trouvais des outils assez décevants ou qui coûtaient aussi chers, qu'on ne pouvait pas essayer. J'ai vainement tenté de faire marcher celui sensément fourni sur mon imprimante maison HP. Au final, ce genre de recherche, motivé par le besoin ponctuel d'une tâche de retaper un questionnaire d'examen mal foutu pour l'adapter ou l'améliorer, finissait invariablement de la même manière: perdant mon temps à ne pas trouver de solution pratique, je me concentrais à retaper le dit document de la manière classique et/ou à jouer avec des collages de papiers pour m'en sortir. J'en suis venu à ne plus me faire trop d'espoirs et je n'avais pas fait de recherche là-dessus depuis un bon bout de temps. Que d'heures passées dans ces simagrées!
Ben, c'est fini!
Ce monde a merveilleusement évolué. J'ai en démo sur mon ordi le ABBYY FineReader 10 Professional édition qui vaut dans les 130 Euros (180$) environ. Ça déménage: pratiquement pas d'erreurs notées, les images sont saisies aussi, le respect des dispositions est franchement bon. J'ai un volume de 300 pages numérisé en pdf qui se fait scanner en quelques minutes, prêt à être numérisé en fichiers de texte. Bon, il existe une version éducation moins chère que malheureusement on ne peut évaluer. Il y a des programmes concurrents aussi performants selon les critiques notamment Omnipage 18 non évaluable qui a aussi une version éducation franchement à prix adordable: moins de 100$.
Il existe des OCR gratuits en ligne ou téléchargeables, mais il faut s'atteler à des révisions passablement plus énergivores selon ce que j'ai vu. Question de moyens ou de choix. J'avoue être franchement tenté d'investir dans celui qui se trouve déjà en ce moment dans ma machine. Que d'heures économisées et une nouvelle souplesse dans la préparation des cours, d'exercices ou d'examens et, avec la perspective de devoir adapter des trucs pour l'écran d'un TBI, j'avoue me sentir déjà plus en confiance.
Bon, je pense attendre et voir si je ne peux pas me faire acheter une version par le milieu scolaire en argumentant le besoin pour bien intégrer l'arrivée des tableaux interactifs dans nos classes et me dépatouiller en attendant avec les OCR gratuits.
Je pense que ces logiciels sont encore trop méconnus dans le milieu scolaire. Enfin, j'ai peut-être été malchanceux ou ne me suis pas assez plaint d'être en train de retaper un foutu examen pour la fin d'étape pour qu'un collègue ait l'amabilité de me pister.
Scanner
Souvent, pour préparer des documents et les transformer en fichiers de texte, on a bien évidemment besoin de scanner. Dans l'ancien monde, celui d'hier, on aurait tous rêvé d'avoir en classe une petite imprimante pour faire nos montages sans avoir à aller se promener à l'autre bout de l'école ou d'attendre d'être chez soi, parce que notre compte de photocopies personnelles à l'école est épuisé et que le système ne peut pas gérer mon besoin fonctionnel même si je lui donne un 20$ pour me donner de la foutue copie pour mes montages de matériel (oui, ça m'est arrivé).
Ben, j'ai découvert un petit machin, je ne sais pas ce que ça vaut, mais avoir un scanner pratiquement dans sa poche, je trouve que ce ne serait pas trop mal non plus. Surtout que, dans une école, on peut souvent faire imprimer avec moins de contrôle dans les salles informatiques si on a un fichier imprimable. Je pense vraiment m'équiper d'un de ces machins avant de quitter l'Europe.
Voilà pour aujourd'hui:
Je parlerai peut-être de mes recherches sur les tablettes interactives et ce que j'en pense. J'ai jeté un coup d’œil sur les tablettes graphiques aussi. Ce n'est pas la même chose! Et j'ai trouvé intéressant un e-Pens qui permet de transformer ses notes manuscrites en fichier de texte. Que de bébelles!
Source de l'image: ici
En prévision d'entrer en rapport bientôt avec un tableau blanc interactif, je me suis lancé depuis quelques jours dans une exploration virtuelle des nouveautés technologiques. J'essaie de prendre de l'avance un peu dans le contexte particulier où je ne pourrais interagir avec ledit tableau avant d'entrer en poste dans quelques semaines.
Également, il faut dire que vivre dans certains coins reculés de la planète ne dispose pas trop à rencontrer sur son chemin les nouveautés sur le marché. En plus, quand on a Youtube bloqué, ça limite pas mal pour voir ce qui se passe sur la planète. J'ai vu ma première tablette genre Ipad ce printemps, bébelle probablement unique dans le village que notre expert informatique avait chez lui. J'ai vu là, pour la première fois, l'attrait des tablettes numériques et de leur fonction «touch». J'avais vu comme tout le monde dans le métro lors de passage dans la civilisation les nouveaux adeptes de la religion Ipod qui montrent en public un haut niveau d'interactivité avec leurs gros téléphones-ordinateurs, mais bon sans plus. J'avoue que la navigation dans des cartes géographiques notamment est de loin plus intéressantes et efficaces sur ces jouets.
Bref, un ami bien intentionné, m'a donné une copie de Notebook 10, le logiciel de Smart board, un logiciel pour travailler sur les TBI. J'ai eu la chance de sommairement voir ces tableaux en action, nos profs de maths-sciences qui en avaient cette année l'utilisaient. J'ai trouvé intéressant de pouvoir écrire sur ces grandes tablettes et d'enregistrer ainsi nos barbeaux. Mais voilà où se limitait disons mon introduction somme toute sommaire: en imaginer un certain potentiel. Là, j'ai été averti par la prof que je vais relayer dans cette nouvelle école qu'il y a un TBI dans la classe de français. Elle ne l'utilisait pas vraiment à ce que j'ai compris.
Je suis peut-être con un peu avec ces bébelles, mais pour le moment la copie Notebook que j'ai me montre surtout des activités pédagogiques assez sommaires, bien que fort attrayantes, surtout en anglais, avec des traductions partielles. Je n'ai vu rien de trop utilisable pour moi, là-dedans. Pour le moment, je n'ai pas l'élément interactif (TBI) en main pour voir vraiment comment ça marche et m'avancer. Comme dans tout, l'illusion du travail facile avec plein de trucs prêts à l'utilisation est vite dépassé. Non, il faut à mon sens apprendre à nager dans ce nouvel environnement avec efficacité pour spontanément et rapidement produire du matériel sans se casser la tête. Un ami m'a dit que, la première année, c'était bien du travail. Ok, mais mon idéal serait que ce soit aussi facile que de prendre ma craie sur le tableau noir et d'improviser, sinon plus avec l'avantage d'avoir rapidement du matériel en réserve affichable en quelques clics.
Bref, je suis parti naviguer avec un certain nombre de questions ou de préoccupations comme vous voyez.
Il me semble que ces tableaux sont souvent petits. En français, au secondaire, traiter de syntaxe de phrases complexes un peu longues ou vouloir montrer des extraits de textes lisibles au tableau demandera certainement quelques adaptations que je redoute un peu, il va sans dire, s'il faut me taper de taper des extraits et des phrases en prévision de mes cours. En effet, si on veut que cette phrase soit lisible, il lui faudra une certaine grosseur de caractère. Je m'attends donc à devoir réaménager du texte. J'ai déjà du matériel avec lequel je suis familier que je voudrai utiliser, il n'est pas évidemment toujours numérisé. Ensuite, comment préparer rapidement tout nouveau matériel? Bref, je recherche des outils pour me faciliter la tâche.
Comme chacun sait, on nous balance ces instruments dans nos classes et c'est, en gros, un peu partout la même chose, débrouillez-vous! On ne nous demande pas ce qu'on aurait besoin, et on n'anticipe pas trop non plus les difficultés.
Sur la grosseur des Tableaux interactifs
Bon, si les écoles y mettaient le prix, ils existent des grandeurs fort variables de Smartboard, Active-board, etc. Mais bon, la réalité étant ce qu'elle est, il faudra se contenter des kits de base qui ne font même pas la moitié d'un tableau noir traditionnel qu'on a déjà du mal à bien gérer avec nos exemples dans nos démonstrations. Je ne sais pas, mais l'effet tunnel du monde numérique, moi, qui a une bonne respiration dans l'espace et le visuel, ça me stresse toujours un peu.
Aussi, je vous donne cette piste sur laquelle, chers collègues de français qui appréhendez comme moi ce détail, il existe des TBI version mobile et, chose intéressante, plus flexibles en terme de grandeur. Et c'est en plus moins cher. Vous jetterez un coup d’œil à ce Tableau interactif e-Beams. Il peut faire une diagonale de 3,20 mètres. Il faudra certes faire peindre des murs blancs. Bon, j'ai vu de très grands écrans en 16/9 je ne sais plus où, mais bon je ne rêve pas trop. Les e-Beams vont bien s'intéresser à la chose un moment donné! Et la concurrence aussi... C'est un monde qui bouge vite. Quand on y pense, nos gouvernements vont mettre de l'argent dans un équipement qui sera vite dépassé...
Bref, quand on parlera de vous équiper en TBI, pensez à ce détail, peut-être pourrez-vous vous faire acheter un matériel plus adapté à vos besoins.
Numériser: les logiciels OCR (reconnaissance optique de caractères)
Bon, je savais vaguement qu'on pouvait numériser des documents et les rendre transformable avec des logiciels de reconnaissance de l'écriture. Mais bon, à chaque fois que je me suis lancé là-dedans pour trouver une solution, je trouvais des outils assez décevants ou qui coûtaient aussi chers, qu'on ne pouvait pas essayer. J'ai vainement tenté de faire marcher celui sensément fourni sur mon imprimante maison HP. Au final, ce genre de recherche, motivé par le besoin ponctuel d'une tâche de retaper un questionnaire d'examen mal foutu pour l'adapter ou l'améliorer, finissait invariablement de la même manière: perdant mon temps à ne pas trouver de solution pratique, je me concentrais à retaper le dit document de la manière classique et/ou à jouer avec des collages de papiers pour m'en sortir. J'en suis venu à ne plus me faire trop d'espoirs et je n'avais pas fait de recherche là-dessus depuis un bon bout de temps. Que d'heures passées dans ces simagrées!
Ben, c'est fini!
Ce monde a merveilleusement évolué. J'ai en démo sur mon ordi le ABBYY FineReader 10 Professional édition qui vaut dans les 130 Euros (180$) environ. Ça déménage: pratiquement pas d'erreurs notées, les images sont saisies aussi, le respect des dispositions est franchement bon. J'ai un volume de 300 pages numérisé en pdf qui se fait scanner en quelques minutes, prêt à être numérisé en fichiers de texte. Bon, il existe une version éducation moins chère que malheureusement on ne peut évaluer. Il y a des programmes concurrents aussi performants selon les critiques notamment Omnipage 18 non évaluable qui a aussi une version éducation franchement à prix adordable: moins de 100$.
Il existe des OCR gratuits en ligne ou téléchargeables, mais il faut s'atteler à des révisions passablement plus énergivores selon ce que j'ai vu. Question de moyens ou de choix. J'avoue être franchement tenté d'investir dans celui qui se trouve déjà en ce moment dans ma machine. Que d'heures économisées et une nouvelle souplesse dans la préparation des cours, d'exercices ou d'examens et, avec la perspective de devoir adapter des trucs pour l'écran d'un TBI, j'avoue me sentir déjà plus en confiance.
Bon, je pense attendre et voir si je ne peux pas me faire acheter une version par le milieu scolaire en argumentant le besoin pour bien intégrer l'arrivée des tableaux interactifs dans nos classes et me dépatouiller en attendant avec les OCR gratuits.
Je pense que ces logiciels sont encore trop méconnus dans le milieu scolaire. Enfin, j'ai peut-être été malchanceux ou ne me suis pas assez plaint d'être en train de retaper un foutu examen pour la fin d'étape pour qu'un collègue ait l'amabilité de me pister.
Scanner
Souvent, pour préparer des documents et les transformer en fichiers de texte, on a bien évidemment besoin de scanner. Dans l'ancien monde, celui d'hier, on aurait tous rêvé d'avoir en classe une petite imprimante pour faire nos montages sans avoir à aller se promener à l'autre bout de l'école ou d'attendre d'être chez soi, parce que notre compte de photocopies personnelles à l'école est épuisé et que le système ne peut pas gérer mon besoin fonctionnel même si je lui donne un 20$ pour me donner de la foutue copie pour mes montages de matériel (oui, ça m'est arrivé).
Ben, j'ai découvert un petit machin, je ne sais pas ce que ça vaut, mais avoir un scanner pratiquement dans sa poche, je trouve que ce ne serait pas trop mal non plus. Surtout que, dans une école, on peut souvent faire imprimer avec moins de contrôle dans les salles informatiques si on a un fichier imprimable. Je pense vraiment m'équiper d'un de ces machins avant de quitter l'Europe.
Voilà pour aujourd'hui:
Je parlerai peut-être de mes recherches sur les tablettes interactives et ce que j'en pense. J'ai jeté un coup d’œil sur les tablettes graphiques aussi. Ce n'est pas la même chose! Et j'ai trouvé intéressant un e-Pens qui permet de transformer ses notes manuscrites en fichier de texte. Que de bébelles!
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