Dans la série, on n'est pas là pour glander: la technique du résumé!
Ceux qui me connaissent doivent trouver que j'ai un peu une fixation sur cette stratégie. Je demande des résumés très souvent dans de multiples situations. J'ai des élèves du coin qui, par une association, rencontrent de mes autochtones des dernières années et j'aurais même une réputation en ce qui concerne les résumés!
Sur le plan du programme, un fanatique dans mon genre peut vous assurer que l'objectif de faire maitriser le résumé en quelques leçons en 3e et 4e secondaire en français est une farce peu comique. Il faut miser sur la persistance, sur plusieurs interventions et enfin sur des pratiques continues pour faire évoluer un jeune dans cette activité qui sollicite de sa part une certaine réflexion, de la relecture, des efforts de représentations de ce qui est lu et du destinataire. C'est une excellente pratique qui mène au questionnement sur le texte.
Il y a longtemps que je soupçonne que les jeunes de nos jours ne lisent pas les romans quand les enseignants se mettent la tête dans le sable en leur donnant des beaux petits projets portfolio. Faire lire L'alchimiste et leur laisser le choix de faire l'activité très joliment multidisciplinaire de faire des dessins qui s'inspirent de l’œuvre a un impact assez nul sur l'élève en terme d'acquisition si ce dernier connait le moindrement les ressources du Web. Mes trois gars de 5e, l'année dernière, m'ont confirmé candidement n'avoir pas trop eu à lire de romans de tout leur secondaire quand il ne s'agit que de faire de coquets comptes-rendus de lecture. Y a-t-il encore un enseignant qui fait lire Les dix petits nègres dans cette province? Faites la recherche. Vous serez sidérés... En long et en travers, tout est là de ce que vous pouvez imaginer comme matière prédigérée pour des travaux sur ce roman. Ça en devient presque ridicule de le lire.
C'est tellement la réalité que cette année quand j'ai dérangé le petit nid de douce paresse qui se vautrait en 4e et 5e secondaire, alors que j'ai expliqué`mes exigences, j'ai eu droit à des petites crises et déclarations assez significatives: «Je ne suis pas capable de lire moi, comment je vais faire!» (4e secondaire après au moins 15 œuvres obligatoires au secondaire) Bon, presque un cahier Canada plus tard, ce jeune a été tout à fait capable de faire des résumés potables de 10 nouvelles jusqu'à maintenant. «Aille, j'ai jamais lu un roman de ma vie, c'est pas toé qui va me faire lire un roman». En tout cas, elle a peut-être sauté des lignes, mais elle a lu Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo depuis, je peux l'assurer.
Bref, je me donne peut-être de l'ouvrage (remarquez, c'est ma mission), mais je fais résumer chaque chapitre et, en plus, je fais même parfois du découpage à l'intérieur de ceux-ci pour m'assurer que mes élèves rapportent l'ensemble des éléments importants du chapitre et je contrôle 2 à 7 fois en cours de lecture l'avancée de ce travail sur un roman, selon mon énergie et les besoins. Et je ne me contente pas de traces! Je leur fais sortir des mots de vocabulaire aussi. Enfin, j'ajoute à l'occasion des travaux à la fin de ces lectures: portrait, critique, dissertations, résumés synthèses, etc. Évidemment, difficile d'être aussi contrôlant avec des romans au choix. Mais bon, au début de l'année, ce n'est pas le moment: je leur montre le résumé. Bref, je fais avec les séries disponibles ou je fais lire 2-3 romans, quand il manque de grosses séries et fais faire des cercles de lectures et je lis moi-même les 2-3 romans. Je fais même les résumés parfois pour sentir la difficulté. Enfin, quand on a moins le temps, on repère assez vite certains élèves doués qui font d'excellents résumés qui serviront de comparatif pour porter des jugements et intervenir avec certains élèves.
Défaisons un mythe: j'ai des jeunes en première secondaire qui l'ont fait l'an dernier avec 5 romans et ils sont pourtant tous sortis avec une impression plus positive de la lecture que celle qu'ils avaient au début de l'année. On peut supposer qu'après avoir été forcé de lire 700-800 pages, on commence à en prendre l'habitude. Aussi, pour apprécier la lecture de roman, il faut en avoir au moins lu un au complet un jour... Enfin, tous ces jeunes savent mieux résumer que beaucoup de mes 4e et 5e secondaires de cette année, ce qui montre aussi que ma fixation n'est pas partagée par mes confrères.
Autre utilité: pour travailler un texte, je leur demande, à l'occasion, un 10 lignes qui résume l'extrait. Par la suite, les échanges s'en trouvent passablement bonifiés.
La faculté de synthèse en est une qui se travaille. J'ai besoin parfois d'une intervention d'une heure pour rectifier les différentes déviances que l'on rencontre dans cet exercice. Je lis avec le jeune un extrait et on discute de ce qu'il faut noter avec un modèle très simple: en gros, qui fait quoi? Et après? Après on raffine, en leur faisant mettre des explications occasionnelles, en les rendant attentif au changement de temps et de lieu, à l'entrée de nouveaux personnages qu'il faut un peu caractériser, à l'emploi des pronoms, etc. En 5e secondaire, j'encourage le commentaire occasionnel pour amorcer le résumé critique.
De nos jours, on leur fait faire mille trucs pour n'en maitriser aucun. Je reste convaincu qu'une bonne formation de base devrait reposer sur quelques pratiques qui structurent et qui devraient être largement partagées par les enseignants pour permettre aux jeunes de faire de ces techniques et connaissances centrales des automatismes qui permettent ensuite de construire en soi une représentation des savoirs et de posséder des instruments d'acquisitions. La technique du résumé pourrait être une de ces pratiques. Évidemment, je conviens que dans le contexte de tâche normale avec 90 élèves (ou même 120), ce peut être un peu lourd à gérer, mais bon il y a longtemps aussi que je croie que, pour faire apprendre, il faut beaucoup contrôler, et qu'en français notamment, nous avons trop d'élèves à nos charges pour vraiment encadrer significativement leurs apprentissages.
samedi 21 novembre 2015
samedi 7 novembre 2015
Ma thèse sur la purge budgétaire cyclique
Il y a 20 ans, pour trouver l'argent pour payer des profs (et probablement des fonctionnaires, je connais moins leur évolution), on en a mis à la retraite. Évidemment, les jeunes qui remplaçaient se retrouvaient au bas des échelles et ils coutaient moins cher. En ce temps-là, on favorisait les retraites... Bon, accessoirement, il y avait une réforme à tenir visant à faire prendre des vessies pour des lanternes l'intégration des élèves en classe ordinaire, la nouveauté de l'époque avec, en guise de poudre aux yeux, une réforme faussement présentée comme l'aboutissement de la recherche la plus avancée où il fallait tendre vers les compétences plutôt que la connaissance.
La stratégie marchait encore très bien en 2008 quand je suis revenu enseigner, après trois années d'«écoeurantite» aiguë de ce système qui s'imposait contre le sens commun et, on allait le découvrir, contre tout ce qu'une science digne de ce nom en éducation pouvait mettre en évidence. J'ai vu jusqu'à un concierge d'école prendre la charge d'élèves parce que nous étions soi-disant en pénurie de ressource. Je n'ai rien contre les concierges, mais évidemment ils ne montent pas vraiment les échelons. On doit avoir atteint des summums dans le dossier des dérogations de toute sorte dans ces années-là.
Enfin, je mesure mal cet aspect, mais les nombreuses jeunes et nouvelles enseignantes qui nourrissaient le baby-boom des années 2000 et qui ont été remplacées régulièrement par un bataillon d'enseignants de seconde zone, ces 40 et quelques pour cent à statut précaire, ne coutaient pas trop cher non plus.
Bref, tandis que tout ce beau monde n'avait pas grand-chose à dire parce que majoritairement à statut précaire et médusé par d'hypothétiques promesses de statut à temps plein un jour, parce que les autres profitaient de leurs congés parentaux ou étaient simplement en burn-out et tandis que les retraités coulaient des jours heureux, on pouvait continuer de faire avaler des couleuvres à qui le voulait bien et embaucher toute une batterie d'aide-enseignants et de spécialistes pour justifier le démantèlement des classes spéciales. En ce temps-là, on avait aussi des budgets pour des enseignants-ressources pour aider les directions à garder le cap et les enseignants à survivre dans tout ce joyeux foutoir.
Mais tout ce beau temps des économies de bas d'échelle salariale semble en voie d'être révolu. Des gars (ou des femmes) comme moi qui viennent d'atteindre, après un parcours de combattant, le haut de l'échelle salariale, et ce, dans mon cas, en arrivant à la conclusion qu'il fallait que je m'exporte en des régions fort éloignées pour y arriver, il doit y en avoir de plus en plus, à l'heure où les ouvertures de poste se raréfient et la profession affichent complet!
Conséquemment, le coût de la masse salariale doit s'envoler ces dernières années dans le monde de l'enseignement. Surtout que les enfants du baby-boom des dernières années sont faits et que les enseignantes stabilisent un peu partout leur pratique tout en gagnant de l'expérience et des revenus qui ont motivé, j'imagine un peu, leur venue dans le métier.
Alors, si l'on n'a jamais eu les moyens de payer les enseignants quand ils arriveraient dans la haute courbe de la génération où plus de la majorité gagnera un plein salaire, on comprend qu'il faille maintenant parler de la réalité des choses budgétaires.
Cette analyse, qui n'est qu'un essai, arrive mal, à ce stade-ci, à prendre en compte cette volonté obscure du gouvernement de garder les enseignants deux ans de plus. Mais peut-être, fait-on le calcul qu'à ces âges, ils seront rares ceux qui seront capables de durer encore 3, 4 ou 5 ans dans le dilemme de la grande tentation et dans le climat toujours plus exigeant de l'enseignement. Évidemment, les flammes s'éteignent quelque part dans le tournant de la cinquantaine dans la fatigue des adaptations délirantes que la profession a exigé dans les 15 dernières années. Nombreux vont tout de même s'amputer des quelques pour cent de leur retraite pour enfin se retirer de ce monstre assoiffé qui les siphonne jusqu'à la moelle depuis tant d'années. Enfin, avec cette annonce, j'allais manquer ce petit détail loin d'être anodin, il y en a plus d'un qui se prépare à lever les pattes prochainement pour profiter de moindres pénalités. Juste dans mon petit milieu, je vois plusieurs personnes très concernées par cet aspect de la chose. Elles vont très certainement prendre leur retraite plus tôt que prévu. L'effet est donc le même: des jeunes moins couteux pour l'état viendront prendre le relai et participer à l'équilibre budgétaire global. Comme quoi l'écriture réflexive permet de comprendre souvent ce qu'on ne fait que subodorer.
Enfin, brulé un peu (j'admets) par ce début d'année plus chargée que de coutume, je regarde cette joute à laquelle je n'ai pas d'autres choix que de me prêter parce que, parait-il, je ne pourrais même pas faire le choix d'entrer travailler en ces jours de grève, car je serais sous le joug d'une certaine loi anti-briseurs de grève. Moi, jeudi, j'en profiterai pour terminer mes corrections et parachever mes bulletins tout en peaufinant le départ de cette seconde étape de l'année en essayant de relaxer un peu pour garder mon équilibre...
Honnêtement, je gagne bien ma vie, si je regarde le milieu d'où je viens, si je me compare à tous ceux qui en arrachent avec beaucoup moins, même si oui je fais souvent du 60 heures par semaine à titre de prof de français au secondaire. Je fais déjà mes 40 heures par semaine à l'école depuis fort longtemps et, pour le reste, je les fais je vous laisse imaginer où! À cause des aléas de parcours qui sont les miens, je vais très certainement faire ce métier jusque dans ma soixantaine, pendant encore au moins 15 ans. Enfin, s'il fallait me vexer pour le manque de reconnaissance affichée à l'encontre de ma profession, il y a longtemps que j'aurais lâché ce métier de fous où il faut quelque chose comme une volonté un peu débile de faire front à l'adversité ou à l'hydre mythique pour d'obscures et, j'imagine, peut-être pathologiques motivations inconscientes!
Enfin, je fais partie de cette tranche d'âge parmi les moins favorisés par les cycles étatiques et encore une fois je ne serai pas là pour profiter de ce contexte et serai parti quand on en proposera un autre pour purger le système de ces «temps pleins» couteux. Encore une fois, cette grève, pour laquelle j'ai stupidement voté d'ailleurs, n'est pas la mienne.
Mais bon, on aime relever le défi de faire bouger des jeunes ou on n'aime pas!
La stratégie marchait encore très bien en 2008 quand je suis revenu enseigner, après trois années d'«écoeurantite» aiguë de ce système qui s'imposait contre le sens commun et, on allait le découvrir, contre tout ce qu'une science digne de ce nom en éducation pouvait mettre en évidence. J'ai vu jusqu'à un concierge d'école prendre la charge d'élèves parce que nous étions soi-disant en pénurie de ressource. Je n'ai rien contre les concierges, mais évidemment ils ne montent pas vraiment les échelons. On doit avoir atteint des summums dans le dossier des dérogations de toute sorte dans ces années-là.
Enfin, je mesure mal cet aspect, mais les nombreuses jeunes et nouvelles enseignantes qui nourrissaient le baby-boom des années 2000 et qui ont été remplacées régulièrement par un bataillon d'enseignants de seconde zone, ces 40 et quelques pour cent à statut précaire, ne coutaient pas trop cher non plus.
Bref, tandis que tout ce beau monde n'avait pas grand-chose à dire parce que majoritairement à statut précaire et médusé par d'hypothétiques promesses de statut à temps plein un jour, parce que les autres profitaient de leurs congés parentaux ou étaient simplement en burn-out et tandis que les retraités coulaient des jours heureux, on pouvait continuer de faire avaler des couleuvres à qui le voulait bien et embaucher toute une batterie d'aide-enseignants et de spécialistes pour justifier le démantèlement des classes spéciales. En ce temps-là, on avait aussi des budgets pour des enseignants-ressources pour aider les directions à garder le cap et les enseignants à survivre dans tout ce joyeux foutoir.
Mais tout ce beau temps des économies de bas d'échelle salariale semble en voie d'être révolu. Des gars (ou des femmes) comme moi qui viennent d'atteindre, après un parcours de combattant, le haut de l'échelle salariale, et ce, dans mon cas, en arrivant à la conclusion qu'il fallait que je m'exporte en des régions fort éloignées pour y arriver, il doit y en avoir de plus en plus, à l'heure où les ouvertures de poste se raréfient et la profession affichent complet!
Conséquemment, le coût de la masse salariale doit s'envoler ces dernières années dans le monde de l'enseignement. Surtout que les enfants du baby-boom des dernières années sont faits et que les enseignantes stabilisent un peu partout leur pratique tout en gagnant de l'expérience et des revenus qui ont motivé, j'imagine un peu, leur venue dans le métier.
Alors, si l'on n'a jamais eu les moyens de payer les enseignants quand ils arriveraient dans la haute courbe de la génération où plus de la majorité gagnera un plein salaire, on comprend qu'il faille maintenant parler de la réalité des choses budgétaires.
Cette analyse, qui n'est qu'un essai, arrive mal, à ce stade-ci, à prendre en compte cette volonté obscure du gouvernement de garder les enseignants deux ans de plus. Mais peut-être, fait-on le calcul qu'à ces âges, ils seront rares ceux qui seront capables de durer encore 3, 4 ou 5 ans dans le dilemme de la grande tentation et dans le climat toujours plus exigeant de l'enseignement. Évidemment, les flammes s'éteignent quelque part dans le tournant de la cinquantaine dans la fatigue des adaptations délirantes que la profession a exigé dans les 15 dernières années. Nombreux vont tout de même s'amputer des quelques pour cent de leur retraite pour enfin se retirer de ce monstre assoiffé qui les siphonne jusqu'à la moelle depuis tant d'années. Enfin, avec cette annonce, j'allais manquer ce petit détail loin d'être anodin, il y en a plus d'un qui se prépare à lever les pattes prochainement pour profiter de moindres pénalités. Juste dans mon petit milieu, je vois plusieurs personnes très concernées par cet aspect de la chose. Elles vont très certainement prendre leur retraite plus tôt que prévu. L'effet est donc le même: des jeunes moins couteux pour l'état viendront prendre le relai et participer à l'équilibre budgétaire global. Comme quoi l'écriture réflexive permet de comprendre souvent ce qu'on ne fait que subodorer.
Enfin, brulé un peu (j'admets) par ce début d'année plus chargée que de coutume, je regarde cette joute à laquelle je n'ai pas d'autres choix que de me prêter parce que, parait-il, je ne pourrais même pas faire le choix d'entrer travailler en ces jours de grève, car je serais sous le joug d'une certaine loi anti-briseurs de grève. Moi, jeudi, j'en profiterai pour terminer mes corrections et parachever mes bulletins tout en peaufinant le départ de cette seconde étape de l'année en essayant de relaxer un peu pour garder mon équilibre...
Honnêtement, je gagne bien ma vie, si je regarde le milieu d'où je viens, si je me compare à tous ceux qui en arrachent avec beaucoup moins, même si oui je fais souvent du 60 heures par semaine à titre de prof de français au secondaire. Je fais déjà mes 40 heures par semaine à l'école depuis fort longtemps et, pour le reste, je les fais je vous laisse imaginer où! À cause des aléas de parcours qui sont les miens, je vais très certainement faire ce métier jusque dans ma soixantaine, pendant encore au moins 15 ans. Enfin, s'il fallait me vexer pour le manque de reconnaissance affichée à l'encontre de ma profession, il y a longtemps que j'aurais lâché ce métier de fous où il faut quelque chose comme une volonté un peu débile de faire front à l'adversité ou à l'hydre mythique pour d'obscures et, j'imagine, peut-être pathologiques motivations inconscientes!
Enfin, je fais partie de cette tranche d'âge parmi les moins favorisés par les cycles étatiques et encore une fois je ne serai pas là pour profiter de ce contexte et serai parti quand on en proposera un autre pour purger le système de ces «temps pleins» couteux. Encore une fois, cette grève, pour laquelle j'ai stupidement voté d'ailleurs, n'est pas la mienne.
Mais bon, on aime relever le défi de faire bouger des jeunes ou on n'aime pas!
vendredi 6 novembre 2015
La répétition fixe la notion?
Deux journalistes à la télé, parlant du milieu de l'éducation:" Comme on dit dans le milieu, la répétition fixe la notion."
Et ben non, je ne l'ai même jamais entendue, celle-là. J'ai même entendu, lu et relu le contraire. Répéter, vous êtes malades? C'est plate, parait-il...
jeudi 4 juin 2015
Entrevue à lire: cette dame démonte les mythes qui nous compliquent la vie en éducation
C'est ici.
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/05/29/31003-20150529ARTFIG00340-ecole-l-idee-que-le-savoir-n-a-plus-d-importance-est-le-plus-grand-mythe-des-pedagogues.php
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/05/29/31003-20150529ARTFIG00340-ecole-l-idee-que-le-savoir-n-a-plus-d-importance-est-le-plus-grand-mythe-des-pedagogues.php
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