«Aussitôt, les présidents des 69 commissions scolaires ont été convoqués par leur fédération, vendredi et samedi dans un hôtel de Québec, pour les informer de la situation et organiser la riposte.» (Cyberpresse)
Aux frais des contribuables?
Sans autre commentaire!
mardi 3 mai 2011
Curieux matin!
Vous dire que je m'intéresse beaucoup à la politique fédérale serait mentir. Hier, je suis allé me coucher à 21h30 en oubliant complètement que c'était la soirée des élections même si je suis allé voter hier midi! J'ai tellement suivi d'une oreille distraite cette campagne qui n'annonçait rien de bon ou de neuf... J'ai appris il y a quelques jours la possibilité d'une vague NPD au Québec et je me suis souvenu de mon premier vote au fédéral, mon premier vote comme adulte. J'avais voté NPD, pour... rien! En 1992, j'ai voté Bloc pour ...un petit quelque chose. Mais depuis je ne votais plus au fédéral.
Bref, hier je suis allé voter NPD comme pour renouer avec la jeunesse un peu à gauche qui avait été déçue. En plus, le candidat NPD dans Manicouagan est Innu (Montagnais). Ben, il va aller à Ottawa avec 59 autres députés NPD du Québec.
C'est presque incroyable!
Bon, ça ne change pas grand chose à la poutine... Harper va être majoritaire... Outchchh!
Bref, hier je suis allé voter NPD comme pour renouer avec la jeunesse un peu à gauche qui avait été déçue. En plus, le candidat NPD dans Manicouagan est Innu (Montagnais). Ben, il va aller à Ottawa avec 59 autres députés NPD du Québec.
C'est presque incroyable!
Bon, ça ne change pas grand chose à la poutine... Harper va être majoritaire... Outchchh!
jeudi 21 avril 2011
L'évaluation des profs
J'ai été souvent en situation de précarité ces dernières années et soumis à plusieurs évaluations dans mon parcours de combattant.
Que puis-je en tirer comme observation? Bien, personne ne voit l'enseignement de la même manière pour la simple et bonne raison que les personnalités enseignantes varient et la manière de gérer les classes et d'initier la relation avec les élèves en est fortement teintée. Bref, une évaluation est souvent une rencontre entre deux points de vue sur l'enseignement et, évidemment, l'évaluateur a toujours un peu plus raison parce qu'il fait le rapport et est en position d'autorité. Il y a aussi un côté amusant à se faire faire la leçon par un collègue devenu adjoint ou directeur qui n'a jamais enseigné notre matière et en connait peu les rouages particuliers.
Il y a toujours une phase d'observation en classe. qui s'avère toujours très délicate du point de vue de l'observé. Pourquoi? Bien simplement parce que cette observation est ponctuelle et non pas réalisée sur deux semaines, ce qui offrirait nettement un meilleur point de vue d'ensemble sur la capacité de l'enseignant de gérer au jour le jour sa fonction. Bref, le tout tourne immanquablement en représentation de théâtre où l'observé se prépare davantage à bien paraître. Dans ma vie d'enseignant de français, cette situation embêtante implique que je me force à faire un magistral, alors que j'y recours le moins possible puisque j'ai constaté que l'élève profite davantage des périodes de travail individuel que de ma prose professorale. J'essaie autant que possible de mettre mes élèves à la tâche le plus souvent possible. Et dans ces situations, du point de vue de l'observateur, il y a peu à voir. Les interventions individualisées, fréquentes en ces occasions, la plupart du temps, sont discrètes et inaudibles pour un observateur. Évidemment, la gestion de classe est plus facile quand les jeunes sont occupés.
Après l'observation, suit un moment incontournable, le retour sur l'observation. Là, j'ai réappris constamment que je n'étais pas conscient de tout ce qui se passait dans ma classe. Ou que l'ignorance de certains comportements dérangeants pour garder le cap sur la leçon pouvait être vu comme une faiblesse. Le collègue a évidemment vu l'élève à la droite mâcher sa gomme comme un vache, tandis que vous vous ingéniez à passer la subtilité d'une règle de grammaire particulièrement difficile.
Bref, l'enseignement n'est pas une science exacte. La relation avec les élèves qui mènent vers la seconde moitié de l'année à un climat plus serein parce que tout le monde se connait et sait à quoi s'attendre est une longue et ardue aventure qu'il est bien malaisé d'évaluer objectivement. Je me suis toujours demandé qui avait la prétention d'évaluer les collègues alors que nous avons franchement des univers certes similaires à gérer mais aussi tout à fait différents et que chacun le fait avec comme premier atout les ressources de sa personnalité.
Certains parlent d'arbitraire et je les suis tout à fait sur cette question: se faire évaluer par un collègue que l'on connait depuis 10 ans ou par l'adjointe pleine d'ambition que l'on connait à peine doit être fort différent. Quand je pense que notre bonification de salaire, dans le plan des Legault et compagnie, pourrait en dépendre, je peine à croire que ces mesures puissent inspirer le moindre respect pour la profession. Je vois plutôt devant moi des humains investis d'une puissance fabuleuse qui viendrait décréter ce que je vaux aux yeux de tous et déterminer ma qualité de vie. Que restera-t-il de notre autonomie professionnelle et de la valeur de notre jugement après cet outrage systématique?
Que puis-je en tirer comme observation? Bien, personne ne voit l'enseignement de la même manière pour la simple et bonne raison que les personnalités enseignantes varient et la manière de gérer les classes et d'initier la relation avec les élèves en est fortement teintée. Bref, une évaluation est souvent une rencontre entre deux points de vue sur l'enseignement et, évidemment, l'évaluateur a toujours un peu plus raison parce qu'il fait le rapport et est en position d'autorité. Il y a aussi un côté amusant à se faire faire la leçon par un collègue devenu adjoint ou directeur qui n'a jamais enseigné notre matière et en connait peu les rouages particuliers.
Il y a toujours une phase d'observation en classe. qui s'avère toujours très délicate du point de vue de l'observé. Pourquoi? Bien simplement parce que cette observation est ponctuelle et non pas réalisée sur deux semaines, ce qui offrirait nettement un meilleur point de vue d'ensemble sur la capacité de l'enseignant de gérer au jour le jour sa fonction. Bref, le tout tourne immanquablement en représentation de théâtre où l'observé se prépare davantage à bien paraître. Dans ma vie d'enseignant de français, cette situation embêtante implique que je me force à faire un magistral, alors que j'y recours le moins possible puisque j'ai constaté que l'élève profite davantage des périodes de travail individuel que de ma prose professorale. J'essaie autant que possible de mettre mes élèves à la tâche le plus souvent possible. Et dans ces situations, du point de vue de l'observateur, il y a peu à voir. Les interventions individualisées, fréquentes en ces occasions, la plupart du temps, sont discrètes et inaudibles pour un observateur. Évidemment, la gestion de classe est plus facile quand les jeunes sont occupés.
Après l'observation, suit un moment incontournable, le retour sur l'observation. Là, j'ai réappris constamment que je n'étais pas conscient de tout ce qui se passait dans ma classe. Ou que l'ignorance de certains comportements dérangeants pour garder le cap sur la leçon pouvait être vu comme une faiblesse. Le collègue a évidemment vu l'élève à la droite mâcher sa gomme comme un vache, tandis que vous vous ingéniez à passer la subtilité d'une règle de grammaire particulièrement difficile.
Bref, l'enseignement n'est pas une science exacte. La relation avec les élèves qui mènent vers la seconde moitié de l'année à un climat plus serein parce que tout le monde se connait et sait à quoi s'attendre est une longue et ardue aventure qu'il est bien malaisé d'évaluer objectivement. Je me suis toujours demandé qui avait la prétention d'évaluer les collègues alors que nous avons franchement des univers certes similaires à gérer mais aussi tout à fait différents et que chacun le fait avec comme premier atout les ressources de sa personnalité.
Certains parlent d'arbitraire et je les suis tout à fait sur cette question: se faire évaluer par un collègue que l'on connait depuis 10 ans ou par l'adjointe pleine d'ambition que l'on connait à peine doit être fort différent. Quand je pense que notre bonification de salaire, dans le plan des Legault et compagnie, pourrait en dépendre, je peine à croire que ces mesures puissent inspirer le moindre respect pour la profession. Je vois plutôt devant moi des humains investis d'une puissance fabuleuse qui viendrait décréter ce que je vaux aux yeux de tous et déterminer ma qualité de vie. Que restera-t-il de notre autonomie professionnelle et de la valeur de notre jugement après cet outrage systématique?
lundi 28 mars 2011
Pas de progrès dans la progression des apprentissages!
Toujours rien de neuf pour la progression des apprentissages pour les programmes de français de 1er et 2e cycle du secondaire. Toutes les autres matières ont la leur depuis plusieurs mois. En français, on affiche depuis des mois une version provisoire et «très» partielle sur le site du MELS.
J'avoue attendre un peu cette tentative de clarification de ce qui fait office de programme de français, un des pavés chaotiques et fabuleusement compliqués que j'ai eu l'occasion de lire. Et je ne me contentais pas de C pendant ma formation.
Mais voilà, l'effort de clarification a l'air d'être un exercice complexe! Est-ce qu'on s'enlise?
J'avoue attendre un peu cette tentative de clarification de ce qui fait office de programme de français, un des pavés chaotiques et fabuleusement compliqués que j'ai eu l'occasion de lire. Et je ne me contentais pas de C pendant ma formation.
Mais voilà, l'effort de clarification a l'air d'être un exercice complexe! Est-ce qu'on s'enlise?
vendredi 11 mars 2011
Journée de jello... Semaine de marde... Mois de...
On servait du jello rouge à la pause, ce matin. J'ai tout de suite vu le portrait de ma semaine de retour de la relâche... Une relâche qui ne relâche pas... C'est fou enseigner des fois. C'est fou la dose d'énergie que ça demande d'anticiper, de planifier, d'essayer de trouver une manière de procéder claire, stimulante, de s'y préparer à jouer son rôle de dynamiser les élèves dans la direction des apprentissages. Quand tout, vraiment tout, vient saper cet élan qu'on se donne, ce coup de pied au cul qu'on s'assène pour être prêt quand il faut, il y a des jours où l'organisation ambiante, où la désorganisation devrais-je dire, me pèse sur les nerfs.
Bon, cette semaine qui devait avoir 4 jours en aura eu que 1,5 dont une demie consacrée au visionnement d'un documentaire qu'un éco-éducateur, c'est ainsi qu'il se désigne, est venu nous présenter sur l'absurdité du projet La Romaine. Bref, autant dire que cette semaine est foutue en terme d'utilité véritable à la démarche globale. Une autre, comme celle avant les fêtes, comme la semaine où le dispensaire a fermé l'école pour cause d'épidémie de grippe en janvier...
Bon, évidemment, personne ne peut changer rien au fait que les profs sortis d'ici par avion pour la relâche n'ont pu rentrer le jour prévu à cause des conditions de tempête un peu partout dans la région et dans le reste du Québec, ni enfin que l'on doit aménager la communauté pour son festival qui a dû être reporté d'une semaine et qui a lieu ce weekend au lieu de pendant la relâche et fini par nous couper ce vendredi et lundi matin qui vient d'enseignement.
Mais ce n'est pas fini, le weekend suivant c'est le carnaval. Ouin, ici deux clans ne sentent pas et coexistent, alors on a un festival et un carnaval!
Bon, je perds l'essentiel de mes secondaires 3 pour toute la semaine prochaine et même un peu plus: sorties culturelles et aussi tournoi de volleyball. Lundi, le 21, on reçoit un médecin autochtone qui marche pour venir stimuler la persévérance scolaire et les ambitions des jeunes...
Franchement, quand tout empêche de commencer une étape avec un peu de sérieux, on se demande des jours ce qu'on fout là?
Mais bon, passerait tout cela si on planifiait un peu, si on avertissait un peu d'avance. A matin, quand à 9h30, la direction n'est même pas capable de me dire comment notre après-midi va se dérouler pour la présentation de ce film, je me demande franchement si on ne finit pas par devenir autant désorganisé que les gens du milieu où l'on intervient. De la méga puissance dix improvisation à la va-comme-je-te-pousse.
Car, c'est franchement l'effet que je constate. A force de devoir autant composer avec les aléas culturels, à force de presque chaque jour devoir composer avec un énième imprévu qui bousille l'intelligence de notre travail au point de souvent en saper le sens, on finit par baisser les bras, certain jour, et se dire que, de toute façon, ça ne va pas changer grand-chose...
Après, on se demande pourquoi on obtient si peu de résultats, que nos élèves quand ils migrent ailleurs dans d'autres communautés, sont reconnus pour avoir un niveau très faible. C'est qu'on n'arrive pas à les canaliser à cause de tout un contexte qui n'accorde aucune importance à la réalité fragile d'une certaine nécessité d'attention et de concentration pour faire des apprentissages significatifs.
Et bon, évidemment, les élèves à coincer pour une reprise, ou pour faire les examens dont ils ont réussi à se tirer avec une motivation d'absence soi-disant recevable dans une telle semaine. Et je ne parle pas de la zizanie inconcevable des profs qui se les arrachent sans se consulter, avec personne aux commandes pour mettre un peu d'ordre dans ce bordel des reprises. J'avoue que ça m'achève!
Aujourd'hui, je vais faire mon bulletin. Il manque je ne sais pas combien de travaux et d'évaluations pour la faire, mais bon, je vais porter un jugement professionnel j'imagine!
Bon, cette semaine qui devait avoir 4 jours en aura eu que 1,5 dont une demie consacrée au visionnement d'un documentaire qu'un éco-éducateur, c'est ainsi qu'il se désigne, est venu nous présenter sur l'absurdité du projet La Romaine. Bref, autant dire que cette semaine est foutue en terme d'utilité véritable à la démarche globale. Une autre, comme celle avant les fêtes, comme la semaine où le dispensaire a fermé l'école pour cause d'épidémie de grippe en janvier...
Bon, évidemment, personne ne peut changer rien au fait que les profs sortis d'ici par avion pour la relâche n'ont pu rentrer le jour prévu à cause des conditions de tempête un peu partout dans la région et dans le reste du Québec, ni enfin que l'on doit aménager la communauté pour son festival qui a dû être reporté d'une semaine et qui a lieu ce weekend au lieu de pendant la relâche et fini par nous couper ce vendredi et lundi matin qui vient d'enseignement.
Mais ce n'est pas fini, le weekend suivant c'est le carnaval. Ouin, ici deux clans ne sentent pas et coexistent, alors on a un festival et un carnaval!
Bon, je perds l'essentiel de mes secondaires 3 pour toute la semaine prochaine et même un peu plus: sorties culturelles et aussi tournoi de volleyball. Lundi, le 21, on reçoit un médecin autochtone qui marche pour venir stimuler la persévérance scolaire et les ambitions des jeunes...
Franchement, quand tout empêche de commencer une étape avec un peu de sérieux, on se demande des jours ce qu'on fout là?
Mais bon, passerait tout cela si on planifiait un peu, si on avertissait un peu d'avance. A matin, quand à 9h30, la direction n'est même pas capable de me dire comment notre après-midi va se dérouler pour la présentation de ce film, je me demande franchement si on ne finit pas par devenir autant désorganisé que les gens du milieu où l'on intervient. De la méga puissance dix improvisation à la va-comme-je-te-pousse.
Car, c'est franchement l'effet que je constate. A force de devoir autant composer avec les aléas culturels, à force de presque chaque jour devoir composer avec un énième imprévu qui bousille l'intelligence de notre travail au point de souvent en saper le sens, on finit par baisser les bras, certain jour, et se dire que, de toute façon, ça ne va pas changer grand-chose...
Après, on se demande pourquoi on obtient si peu de résultats, que nos élèves quand ils migrent ailleurs dans d'autres communautés, sont reconnus pour avoir un niveau très faible. C'est qu'on n'arrive pas à les canaliser à cause de tout un contexte qui n'accorde aucune importance à la réalité fragile d'une certaine nécessité d'attention et de concentration pour faire des apprentissages significatifs.
Et bon, évidemment, les élèves à coincer pour une reprise, ou pour faire les examens dont ils ont réussi à se tirer avec une motivation d'absence soi-disant recevable dans une telle semaine. Et je ne parle pas de la zizanie inconcevable des profs qui se les arrachent sans se consulter, avec personne aux commandes pour mettre un peu d'ordre dans ce bordel des reprises. J'avoue que ça m'achève!
Aujourd'hui, je vais faire mon bulletin. Il manque je ne sais pas combien de travaux et d'évaluations pour la faire, mais bon, je vais porter un jugement professionnel j'imagine!
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